L' histoire du club : Les plus grands défenseurs

L' histoire du club : Les plus grands défenseurs
Basile BOLI

Olympien de : 1990 à 1994
Palmarès OM : Champion de France en 1991, 1992, 1993 ; Vainqueur de la Ligue des Champions en 1993 ; Finaliste de la Coupe des Champions en 1991 ; Finaliste de la Coupe de France en 1991

Jusqu'à la fin des temps olympiens, on parlera du but de Basile à Munich, qui fit se dresser le pays tout entier. Réussite d'autant plus symbolique que deux ans plus tôt à Bari, les larmes du gros B.B. avaient également fait la Une de l'actualité.
Les débuts marseillais de l'enfant d'Abidjan, élevé à Romainville en banlieue parisienne puis dans le sérail auxerrois, n'avaient pourtant pas été faciles, un différend l'ayant opposé à Papin alors qu'il était bourguignon. Mais il eut tôt fait de retourner la situation à son avantage pour devenir l'un des enfants chéri du Vélodrome. Il est vrai qu'il y tint sa partition avec brio. Tant en défense où sa vitesse et sa masse athlétique étaient impressionnantes que sur le plan offensif, quelques uns de ses buts - nombreux sous l'ère Beckenbauer qui l'avait placé dans le couloir - étant même demeurés fameux, comme celui, fabuleux, par lequel il terrassa Paris trois jours après Milan. International à 19 ans (en 1986), Basile Boli compte 45 sélections, comme Raymond Kopa. Il cessa d'être appelé en 1993, alors qu'il n'avait que 26 ans, Gérard Houllier préférait s'appuyer sur une ossature parisienne au moment où l'OM venait pourtant de donner à la France sa première coupe d'Europe.
Cela lui évita au moins d'être des deux naufrages du Parc contre Israël (2-3) et la Bulgarie (1-2). Mais comme bien d'autres joueurs de sa génération, il n'a pis pare à aucune coupe du monde. Quant à la suite de sa carrière, perturbée par des blessures à répétition, elle suivit d'assez curieux méandres, de Glasgow au Japon en passant par Monaco. (Source : Cent ans d'OM)



Marius TRESOR

Olympien de : 1972 à 1980
Palmarès OM : Vainqueur de la Coupe de France 1976

Il fut un tel monument de notre football que l'on est presque surpris de constater qu'il n'a gagné qu'une coupe de France, avec l'OM en 76 et un titre de champion avec Bordeaux en 84. Il est vrai qu'il passa huit saisons à Marseille en un temps où les résultats étaient pour le moins irréguliers...
Révélé à Ajaccio, Marius-le-Guadeloupéen fut un formidable et athlétique défenseur aux tacles propres et précis, pratiquement impassable d'homme à homme, doté de surcroît d'une sacrée pointe de vitesse ! Rien d'étonnant donc s'il fut retenu 65 fois en équipe de France où il améliora en 1983 le vieux record de Roger Marche (63) qui tenait depuis 24 ans. Passant tout prés du bonheur suprême à Séville au sein d'une équipe extraordinaire...
Marius fait aujourd'hui partie du staff Girondins de Bordeaux, le club où il termina sa carrière. (Source : Cent ans d'OM)



Karl-Heinz FORSTER

Olympien de : 1986 à 1990
Palmarès OM : Champion de France en 1989 et 1990

Le pendant d'Allofs en défense. Né le 25 juillet 1958 à Mosbach, il compte pas moins de 81 sélections en équipe de RFA avec laquelle il fut champion d'Europe en 1980 à Rome et deux fois finaliste de la coupe du Monde en 1982 et 86. L'une des plus grandes réussites olympiennes en matière de transfert. Gentleman parfait et joueur remarquable, il fut, trois ans durant, la clé de voûte d'une défense phocéenne à laquelle il apporte rigueur et stabilité. La fin de son séjour fut malheureusement marqué par une blessure. Professionnel exemplaire, il avait la classe avec un grand C... (Source : La grande histoire de l'OM)



Eric DI MECO

Olympien de : 1980 à 1994
Palmarès OM : Champion de France en 1989, 1990, 1991, 1992, 1993 ; Vainqueur de la Ligue des Champions en 1993 ; Vainqueur de la Coupe de France en 1989 ; Finaliste de la Coupe des Champions en 1991 ; Finaliste de la Coupe de France en 1991

Tout autant que Papin et Barthez -et peut-être même sentimentalement un peu plus- il sera à jamais l'enfant chéri du public marseillais.
Parce que, à la façon d'Escale et Tassone avant lui, il aura tout connu avec l'O.M., de l'angoisse d'une liquidation judiciaire à la grisante euphorie des grandes heures bavaroises. Fidélité qui aura permis au dernier des Minots, irrésistible symbole, de se tailler le plus beau des palmarès olympiens, étant le seul à participer à toutes les conquêtes de l'ère Tapie : cinq titres gagnés dont quatre homologués, un doublé, deux finales de coupe des champions dont une victorieuse.
Plus vingt-trois apparitions en équipe de France où il fut appelé par Michel Platini et rappelé par Aimé Jacquet après une parenthèse d'absence durant l'ère Houllier. Son passage à Monaco lui valant de glaner un autre titre de champion avec Anderson et Barthez. Et dire que rien de tout cela sans doute ne serait arrivé si Michel Hidalgo n'avait eu l'idée de faire de cet ailier gauche un arrière latéral, transformant ainsi du tout au tout sa destinée... (Source : Cent ans d'OM)



Carlos MOZER

Olympien de : 1989 à 1992
Palmarès OM : Champion de France en 1990, 1991, 1992 ; Finaliste de la Coupe des Champions en 1991 ; Finaliste de la Coupe de France en 1991

Né le 19 septembre 1960 à Rio de Janeiro. Parce qu'ils le jugeaient trop chétif, les dirigeants de Flamengo lui firent subir un traitement pour grandir. Ce qui fit de lui un géant mais contraria son début de carrière marqué par des blessures à répétition. Il n'en perça pas moins très tôt sur la scène internationale, attirant sur lui les regards des recruteurs portugais.
Battu aux tirs au but avec Benfica en finale de la Coupe d'Europe 88, il allait vivre trois ans plus tard la même mésaventure avec l'OM, à Bari.
Libéro rapide et intraitable, irrésistible dans le jeu de tête, il fut l'un des meilleurs spécialistes à son poste. Son autorité au sein de la défense marseillaise demeure une référence en la matière. (Source : La grande histoire de l'OM)



Laurent BLANC

Olympien de : 1997 à 1999
Palmarès OM : Finaliste de la Coupe de l'Uefa 1999

Et dire qu'il ne voulait pas devenir libero ! Milieu plutôt offensif à ses débuts, Laurent Blanc ne souhaitait pas se voir confiné dans un rôle trop réducteur à ses yeux, d'autant qu'en 1986-87, l'année de la remontée de Montpellier, il avait inscrit 18 buts en D2. Il se laissa convaincre néanmoins et fut champion d'Europe Espoirs à ce poste en 1988, ce qui ne l'empêcha pas de continuer à marquer pour le club héraultais à l'étage au dessus : 15 buts en 89, 12 en 90, 14 en 91... Une bonne habitude qu'il dut abandonner à Auxerre (2 buts seulement) mas qu'il ne perdit pas plus à Saint-Etienne (13 buts en 1995) qu'à l'O.M. (11 pour sa première saison) ou même à Naples (6 buts en Italie pour un défenseur, c'est plutôt rare), ce qui fait de lui un joueur doublement précieux, pour ne pas dire un buteur en or (cf : France-Paraguay dont il fut le héros).
Un joueur qui, tout en étant né au mois de novembre 1965, n'a jamais été aussi fort qu'à la fin des années 90, ainsi qu'il l'a démontré à la planète entière au cours d'un Mondial qu'il a survolé et dont, de façon bien injuste, il n'a pu vivre pleinement l'apothéose. (Source : Cent ans d'OM)



ET AUSSI...
Max Charbit, Jean-Jacques Marcel, Jean Djorkaeff, Bernard Bosquier, François Bracci, Bernard Casoni, Manuel Amoros, Marcel Desailly, Jocelyn Angloma,...

# Posté le lundi 15 mai 2006 15:43

Modifié le mardi 16 mai 2006 11:29

L' histoire du club : Les plus grands gardiens

L' histoire du club : Les plus grands gardiens
Fabien BARTHEZ

Olympien de : 1992 à 1995 et depuis 2004
Palmarès OM : Champion de France 93 et Champion d'Europe 93 - Finaliste de la coupe de l'Uefa 2004

Avant d'être unanimement désigné « meilleur gardien du Monde » au sortir d'un Mondial 1998 époustouflant, ou bien d'être affectueusement surnommé « le divin chauve », Fabien Barthez s'était déjà fait un nom à Marseille.
Repéré alors qu'il venait de boucler sa première saison en pro à Toulouse, le jeune portier débarque à l'OM en 1992. La vingtaine insouciante, Barthez poursuit d'abord son apprentissage dans l'ombre du titulaire Pascal Olmeta.
Mais déjà son talent saute aux yeux. Lancé dans le grand bain à l'automne par Jean Fernandez, le Minot connaît une ascension fulgurante. Ses prises de balles aériennes sont impeccables, avec un match dantesque à Glasgow en guise de baptême du feu. Sa qualité relance au pied impressionne surtout. «C'est mon meilleur relanceur», dira même un jour Goethals.
Brillant tout au long du parcours européen, le « surdoué » se révèle décisif en finale contre le Milan AC, écoeurant Van Basten et Massaro. Un phénomène, qui devient à 21 ans le plus jeune gardien vainqueur de la Coupe des Champions.
Le coeur bien accroché à Marseille, il encaisse les tempêtes qui secouent le club en 1993-94. Il fait même preuve d'un attachement hors norme en acceptant, malgré son statut naissant d'international, de rester une saison en division 2 au sein de l'équipe phocéenne.
La situation olympienne ne lui permet pas de rester une deuxième année au purgatoire, et il quitte donc l'OM pour le voisin monégasque en 1995-96.
En Principauté, il progresse encore, enlève de nouveaux titres et finit, en parallèle, par s'imposer dans les buts des Bleus avec qui il soulève la Coupe du Monde puis l'Euro.
Après 5 années passées sur le Rocher, Barthez se laisse séduire par Manchester United, pour aller y vivre la seule expérience à l'étranger de sa prestigieuse carrière. Les trois premières saisons lui permettent de gonfler un peu plus encore son palmarès.
Mais en 2003-04, sa situation se complique. L'appel du pied de Marseille arrive à point nommé. Il y est tout d'abord prêté puis définitivement transféré.
Malgré plusieurs semaines à piaffer d'impatience en raison du refus de la FIFA de le laisser jouer jusqu'en janvier 2004, son retour dans le club de ses premiers titres est un franc succès. Grand artisan de l'épopée en Uefa, il a le malheur d'être expulsé en finale contre Valence par Pierluigi Collina après avoir commis une faute dans sa surface. Le carton rouge précipite la défaite marseillaise, d'autant qu'il s'ajoute à un penalty. Barthez enrage contre cette double peine. Il assiste, impuissant, à la fin du rêve olympien.
Mais comme toujours il revient encore plus fort la saison suivante. Incontestablement le dernier rempart le plus brillant et régulier qu'ait connu l'institution OM.


VASCONCELLOS (Jaguare de Besvecoune)

Olympien de : 1936 à 1939
Palmarès OM : Champion de France 1937, vainqueur de la Coupe de France 1938

Né au Brésil à une date indéterminée (il l'ignorait lui-même), le Jaguar est un des héros quasi mythiques de la grande geste olympienne. Ses arrêts étonnants comme ses fantaisies dans la cage et sa verve intarissable firent de ce grand mulâtre venu de Vasco de Gama via Barcelone l'une des grandes attractions de l'OM dans les années 30. Mort pendant la guerre, au Brésil, dans des circonstances mystérieuses. (Source : La grande histoire de l'OM)



Georges CARNUS

Olympien de : 1971 à 1974
Palmarès OM : Champion de France en 1971 et 1972, vainqueur de la Coupe de France en 1972

Né le 13 août 1942 à Gignac, 36 sélections de 1963 à 1973. Formé à Aix, il fut engagé très tôt par le Stade Français et fit ses débuts en équipe de France à 21 ans contre le Brésil de Pelé. Après avoir enlevé 3 championnats et 2 coupes avec Saint Etienne, il vint accomplir un 3e doublé avec l'OM.
Gardien souple, doté de réflexes étonnants, il demeura longtemps le plus capé des spécialistes, n'étant devancé que par Bats. (Source : La grande histoire de l'OM)



ET AUSSI...
Charles Allé, Laurent Di Lorto, Pierre Angel, Jacques et Christian Delachet, Armand Libérati, Jean-Paul Escale, René Charrier, Joseph-Antoine Bell, Gaetan Huard, Pascal Olmeta, Andreas Köpke, Vedran Runje

# Posté le lundi 15 mai 2006 15:40

Modifié le mardi 16 mai 2006 11:32

L' histoire du club : Palmarès : Coupe d'Europe !

L' histoire du club : Palmarès : Coupe d'Europe !
Coupe d'Europe

1 Ligue des Champions, 4 finales (2 LDC, 2 UEFA)

Elle est là. Belle, majestueuse. Posée sur une table, dans l'alignement du rond central, elle focalise tous les regards et toutes les envies. Elle, c'est la Coupe d'Europe. La seule, celle avec les grandes anses. Celle qui a fait pleurer Boli et tout Marseille en 1991...


1991 : Ligue des Champions

«Maudits», «Quelle tristesse !», «Le rêve brisé». Aucun journal n'use de mots assez forts pour qualifier l'immense déception engendrée par la défaite olympienne concédée la veille à Bari. Tous publient la photo d'un Basile Boli inconsolable au milieu de la pelouse du stade San Nicola. Le symbole de la désolation qui s'est emparée des joueurs marseillais, battus à la loterie des tirs au but.
Comment en est-on arrivé là ? Comment le rêve a-t-il filé entre les doigts des Olympiens ? Il aurait fallu faire jouer l'expérimenté Tigana, l'habitué des grands matches. Bernard Tapie a trop cloisonné l'équipe avant la finale. Goethals aurait du faire entrer plus tôt Dragan Stojkovic, l'ex-joueur de l'Etoile Rouge dont ses anciens coéquipiers semblaient avoir eu peur bleue. Manuel Amoros n'aurait jamais du «changer de côté» au dernier moment lors de l'exécution de son tir au but. Bref, encore aujourd'hui, il n'est pas un supporter sans avis sur la question.
Toujours est-il que l'OM a raté son match. Et que la petite forme de son trio magique n'y est sans doute pas étrangère. Comme il le reconnaîtra par la suite, le coach yougoslave Petrovic n'avait pour seule tactique que de neutraliser les attaquants de l'OM. Et ce, malgré la richesse technique de son équipe. Après coup, à la lecture de la composition de l'Etoile Rouge, c'est encore plus flagrant. Ce maudit 29 mai, les brillants Prosinecki, Mihajlovic ou encore Savicevic ont passé 120 minutes à détruire plutôt qu'à créer. Une stratégie regrettable pour le spectacle mais diablement payante au final.
Pourtant, malgré ce refus de jouer manifesté par son adversaire, l'OM est parvenu à se créer plusieurs occasions franches pour l'emporter. La première, un tir trop croisé de Papin aurait bien pu changer toute la physionomie du match.

Par la suite, Chris Waddle (très discret ce soir-là) a également eu deux belles opportunités. Dont une, à quelques secondes de la fin du temps réglementaire. Et c'est ainsi que cette stérilité offensive conduisit les Marseillais à la terrible séance des tirs au but. Un exercice, on l'apprendra plus tard, auquel les Yougoslaves étaient rompus puisqu'ils les tiraient en championnat dès qu'il y avait match nul. Les joueurs de l'Etoile Rouge réussiront d'ailleurs un sans-faute alors qu'Amoros connaîtra un raté décisif. Tel un ange, le rêve était passé...

A son retour à Marseille, l'OM est accueilli par des milliers de supporters. Pratiquement tous les Olympiens portent des lunettes noires derrière lesquelles on devine des yeux rougis par les pleurs. Bernard Tapie redonne le sourire à la foule en promettant «qu'on ne va pas s'arrêter là...» Un peu plus tôt, il avait eu des mots moins réconfortants envers ses joueurs : «Que ceux qui veulent partir ne se gênent pas...»



Etoile Rouge de Belgrade (You) 0-0 OM
(Belgrade vainqueur 5 tirs au but à 3)
Finale de la Coupe des Champions
A Bari, Stade San Nicola
59 000 Spectateurs
Arbitre : M. Lanese (Ita)
Tirs au but réussis : Prosinecki, Binic, Belodedic, Mihajlovic, Pancev pour Belgrade ; Casoni, Papin, Mozer pour l'OM
Tir au but raté : Amoros pour l'OM
Avertissements : Binic (26e), Mihajlovic (40e), Marovic (61e) pour Belgrade ; Boli (28e) pour l'OM
Etoile Rouge : Stojanovic – Sabanadzovic, Belodedic, Najdoski, Marovic, Jugovic, Prosinecki, Mihajlovic, Savicevic (Stosic 83e), Binic, Pancev. Ent : Petrovic
OM : Olmeta – Amoros, Boli, Mozer, Casoni, Di Méco (Stojkovic 111e) - Germain, Fournier (Vercruysse 75e) – Waddle, Pelé, Papin. Ent : Goethals

Le Parcours jusqu'à la finale
- 16e A : OM 5-1 Tirana
- 16e R : Tirana 0-0 OM
- 8e A : Poznan 3-2 OM
- 8e R : OM 6-1 Poznan
- 1/4 A : Milan 1-1 OM
- 1/4 R : OM 1-0 Milan (off : 3-0)
- 1/2 A : Spartak 1-3 OM
- 1/2 R : OM 2-1 Spartak




1993 : Ligue des Champions

lle est là. Belle, majestueuse. Posée sur une table, dans l'alignement du rond central, elle focalise tous les regards et toutes les envies. Elle, c'est la Coupe d'Europe. La seule, celle avec les grandes anses. Celle qui a fait pleurer Boli et tout Marseille en 1991. Celle qui fait encore rêver l'OM deux ans plus tard.
Peut-elle se refuser de nouveau aux Olympiens ? A leur entrée sur la pelouse pour l'échauffement, ils la couvent des yeux, mais aucun ne se risque à la toucher. Trop confiants à Bari, ils l'avaient sans doute brusqué.
Raymond Goethals connaît ces moments-là. Il vit à Munich sa 7e et dernière finale. Elle ne peut être que glorieuse. Comme à son habitude, le stratège belge a peaufiné la tactique dans ses moindres détails. Il a imaginé toutes les parades, tous les scenarii. Papin ou pas Papin. Gullit ou pas Gullit.
Finalement, les deux Milanais ne sont que spectateurs au moment du coup d'envoi. JPP sur le banc, et le Batave dans les tribunes. Ainsi en a décidé Fabio Capello, l'entraîneur de la «meilleure formation du Monde». Sentiment renforcé par ses 10 victoires consécutives dans la compétition jusqu'à cette finale.



Les premières minutes sont nettement en faveur des Italiens. Le public marseillais frôle l'infarctus en de multiples occasions. Rijkaard puis Massaro ratent la cible de la tête alors que les tifosi avaient déjà les bras au ciel. Blessé au genou depuis plusieurs semaines, Basile Boli souffre terriblement. Il se retourne en direction de Goethals pour l'implorer de sortir. Völler a vu la scène. Leader naturel de l'équipe, il s'approche alors de «Base» et lui dit : «Please, stay» (ndlr : S'il te plait, reste). Boli reprend sa place. Le sacre de l'OM tient peut-être à ces deux mots en anglais du buteur allemand.
La pression milanaise reste insupportable jusqu'à la demi-heure de jeu. Van Basten est insaisissable. A la 17e, il pivote et frappe au but. Le ballon est détourné par Barthez au prix d'un réflexe étonnant. Du haut de ses 21 printemps, le jeune portier vient de tenir en échec le triple ballon d'or. Un tournant.
Après un tel démarrage, les Marseillais ne peuvent que s'améliorer. Ils refont surface grâce à une hargne décuplée. Chaque joueur, de l'attaque à la défense, met désormais tout son c½ur à l'ouvrage pour faire déjouer les «Rossoneri». L'organisation se règle pour déboucher sur un mécanisme parfait. Le siège des buts de Barthez laisse place à une bataille du milieu de terrain.
L'orage passé, les Olympiens rangent les parapluies et s'en vont plus volontiers pousser les Milanais à la faute. Abédi Pelé gêne ainsi considérablement Paolo Maldini. Sur un débordement du Ghanéen, ce dernier ne peut éviter le corner. La pendule de l'Olympiastadion indique 20h58. La mi-temps est toute proche. On ne peut rêver meilleur moment.
Pelé frappe le coup de pied de coin au premier poteau. Boli s'élève dans les airs et prolonge du crâne la balle dans les buts. Une tête en or. Rossi, immobile, est battu. Les supporters phocéens hurlent leur joie comme jamais. Incroyable, l'OM l'a fait. Il mène à la pause !


Capello ne perd pas une minute. Il envoie Papin s'échauffer en vue de la seconde mi-temps. Une bordée de sifflets l'accueille quand il remplace Donadoni, à la 55e. Les 25 000 fans marseillais n'ont pas la mémoire courte. Mais ils ne peuvent acclamer celui qui peut causer leur perte, alors que le frisson de la victoire les parcourt depuis le but de Boli.
L'ancienne idole du Vélodrome se retrouve d'ailleurs en bonne position à un quart d'heure de la fin, mais ne cadre pas sa reprise couchée. Un bref soulagement dans une longue période d'inquiétude. Les inconditionnels de l'OM regardent frénétiquement le chronomètre. Les minutes y semblent des heures.
Sur le terrain, la sortie d'Angloma sur blessure n'a pas déséquilibré le collectif. Les coéquipiers de Deschamps ne lâchent pas le morceau. Toutefois, ils ont abandonné toute idée d'inquiéter Rossi. Toutes leurs forces sont maintenant unies dans un même combat : la défense de leur avantage. On gagne trente mètres sur une relance, on grappille quelques secondes sur un coup-franc.



L'attente du coup de sifflet libérateur de Kurt Rothlisberger est interminable. Quand il résonne enfin, la clameur venue du virage blanc est infinie, démentielle. Une explosion à la mesure de l'exploit accompli. L'OM a atteint son nirvana. Il est CHAMPION D'EUROPE !
Sur le rectangle vert, les joueurs sont ivres de bonheur. Di Meco, Sauzée et beaucoup d'autres pleurent comme des gosses. Boli ne verse cette fois pas une larme, et le fait savoir.
Non sans difficulté, Deschamps entraîne progressivement ses partenaires vers le podium. ELLE les attend, parée de rubans bleus et blancs. Sous un tonnerre d'applaudissements, le capitaine pose ses lèvres sur elle avant de la brandir dans le ciel munichois. Le geste est historique. 37 ans que le football français l'attendait... A jamais les Premiers !



OM 1-0 Milan AC (Ita)
26 Mai 1993
Finale de la Ligue des Champions
A Munich, Olympiastadion
64 444 Spectateurs
Arbitre : M. Rothlisberger (Sui)
But : Boli (43e) pour l'OM
Avertissements : Di Meco (31e), Boli (54e), Barthez (71e) à l'OM ; Lentini (37e) à Milan
OM : Barthez – Angloma (Durand 62e), Boli, Desailly, Di Meco – Eydelie, Deschamps, Sauzée – Pelé – Boksic, Völler (Thomas 80e). Ent : Goethals
Milan : Rossi – Tassoti, Baresi, Costacurta, Maldini – Rijkaard, Albertini, Donadoni (Papin 55e), Lentini – Van Basten (Eranio 85e), Massaro. Ent : Capello


Le Parcours jusqu'à la finale
- 16e A : Glentoran 0-5 OM
- 16e R : OM 3-0 Glentoran
- 8e A : Bucarest 0-0 OM
- 8e R : OM 2-0 Bucarest
- Poule : Rangers 2-2 OM
- Poule : OM 3-0 Bruges
- Poule : CSKA Moscou 1-1 OM
- Poule : OM 6-0 CSKA Moscou
- Poule : OM 1-1 Rangers
- Poule : Bruges 0-1 OM







1999 : Coupe UEFA

A Moscou, il n'y a pas eu de miracle pour les Olympiens. Donnés outsiders, privés de 5 titulaires (Ravanelli, Dugarry, Luccin, Gallas suspendus, et Roy blessé), ils ne pouvaient rien face au rouleau compresseur parmesan. Leur entraîneur lui-même ne donnait qu'un faible pourcentage à leurs chances. Au vu de la tournure des événements, on ne peut que lui donner raison, même si un peu plus d'optimisme n'aurait sans doute pas fait de mal. Car, l'OM a donné parfois l'impression qu'il avait perdu cette finale avant même de la jouer.
Pour ne rien arranger, il a donné le bâton pour se faire battre. Laurent Blanc, héros en demi-finale, a précipité la chute de son équipe en commettant une erreur grossière : une passe en retrait de la tête insuffisamment appuyée pour Porato sur laquelle surgissait Crespo pour lober le portier. Destin cruel pour le capitaine exemplaire, décidément maudit avec les finales, après celle, ratée, du Mondial 98. On jouait la 25e minute et les Marseillais n'avaient en tout cas vraiment pas besoin de ça.
Car, jusque-là, ils avaient fait mieux que de se défendre, et le déclic ne semblait pas loin. Mais en guise de déclic, il y eut donc la claque.
Assommés par ce but contre le cours du jeu, ils eurent toutes les peines du monde à repartir de l'avant. De toute façon, Parme refermait vite la fenêtre et en ajoutait un deuxième par Vanoli, de la tête, à la réception d'un centre de Fuser. Autant dire que la Bonne Mère devait être fort occupée ce soir-là pour venir si peu en aide à ses protégés.
A la pause, la cause olympienne semblait bien mal engagée. Les 3500 courageux supporters marseillais présents au stade Loujniki avaient le moral en berne. Pour tout dire, c'était «Bonjour tristesse» dans cette enceinte à moitié vide, peuplée de miliciens, et où le thermomètre indiquait –3 degrés... en plein mois de mai ! La faute à l'Uefa et à sa fausse bonne idée de délocaliser en Russie une finale entre Français et Italiens.
A la 55e, les Parmesans enfonçaient le clou au terme d'une action de toute beauté. Un contre mené à cent à l'heure par Thuram sur son côté droit, suivi d'un centre de Veron. Malicieusement, Crespo feintait la reprise et laissait passer pour Chiesa qui reprenait en pleine lucarne. Une véritable leçon de football moderne, faite de vivacité, puissance et technique.
Dès lors, planait le spectre du 6-0 encaissé par Bordeaux en mars contre cette même équipe. Porato s'employait d'ailleurs rapidement pour arrêter l'hémorragie d'une claquette sur la transversale après un coup franc de Balbo.
Pour finir, Titi Camara aurait pu permettre à l'OM de sauver l'honneur, mais son tir de la 70e minute n'attrapait pas le cadre. Comme, du reste, la grande majorité des tentatives olympiennes.
Au coup de sifflet final, la déception était grande, même s'il n'y avait pas de quoi rougir. Les fans phocéens ne s'y trompaient pas et scandaient de puissants «Allez l'OM !». Dignes, tout simplement. Promis, on reviendra.

Laurent Oreggia


AC Parme (Ita) 3-0 OM
Finale de la Coupe de l'UEFA
A Moscou, Stade Loujniki
60 000 Spectateurs
Arbitre : M. Dallas (Eco)
Buts : Crespo (25e), Vanoli (34e), Chiesa (55e) pour Parme
Avertissements : Asprilla (90e) à Parme ; Blondeau (50e) à l'OM
Parme : Buffon – Sensini, Canavaro, Thuram - D. Baggio, Boghossian, Vanoli, Fuser – Veron (Fiore 76e) – Chiesa (Balbo 72e), Crespo (Asprilla 82e). Ent : Malesani
OM : Porato – Blondeau, L. Blanc, Issa, Domoraud – Edson (Camara 46e), Bravo, Brando – Pirès, Gourvennec – Maurice. Ent : Courbis

Le Parcours jusqu'à la finale
- 32e A : Olomouc 2-2 OM
- 32e R : OM 4-0 Olomouc
- 16e A : Werder 1-1 OM
- 16e R : OM 3-2 Werder
- 8e A : Monaco 2-2 OM
- 8e R : OM 1-0 Monaco
- 1/4 A : OM 2-1 Vigo
- 1/4 R : Vigo 0-0 OM
- 1/2 A : OM 0-0 Bologne
- 1/2 R : Bologne 1-1 OM




2004 : Coupe UEFA

Comme souvent dans ce type de rencontre, on se dit que la chance sourit toujours du mauvais côté. Face à la fougue des Olympiens, les Valencians ont répondu par de vieilles recettes si souvent vues dans les rencontres européennes des clubs français. Le collectif espagnol est une mécanique implacable, la défense est de fer mais c'était tellement prévisible. Ayala qui matraque Didier Drogba sur chacune de ses interventions, des fautes à 80 mètres des buts adverses et un penalty qui arrive au meilleur des moments. C'est ce que l'on appelle l'expérience...
Les olympiens, pleins d'élans, cumulent pourtant les occasions chaudes en première période par Marlet, N'Diaye ou Beye. Face à eux, les Valencians sont alors étonnamment maladroits et peu inspirés. Les Olympiens maîtrisent le jeu pendant 45 minutes et tiennent alors largement la dragée haute aux espagnols.


Mais comme tous le monde le redoutait face à ce type de formation, la première erreur a été payé lourdement, très lourdement. Le «meilleur» arbitre du monde, M.Collina expulse injustement Fabien Barthez pour un penalty qui lui, est légitime. Le jeune Gavanon, à peine rentré, ne peut rien sur le tir de Vicente. Jamais personne n'osera en vouloir à Fabien.
Et les évènements s'enchaînent cruellement, le handicap est trop lourd. Valence monopolise la balle et les Marseillais s'énervent. Tous les ballons reviennent dans les pieds espagnols et la formation olympienne devient totalement désorganisée. Naturellement, c'est sur un contre bien mené que Mista vient doubler la mise. Les Marseillais, blessés en plein vol, n'ont alors plus que la force du désespoir pour finir la rencontre dignement. Si la défaite est difficile, il faut reconnaître aux Valencians un réalisme et un sang froid exemplaire..


Il reste désormais à retenir les bons moments, les belles victoires et le talent d'une équipe qui est née cette année et qui aura beaucoup appris ce mercredi, appris comment se gagne une finale. L'OM a perdu une coupe mais a gagné une équipe. Les apprentissages sont toujours difficiles et tous les ténors européens passent par ces moments cruels. L'équipe actuelle de Valence a pleuré deux finales avant d'avoir l'honneur de soulever une coupe européenne. Les Olympiens rejoueront des finales et feront vibrer à nouveau le Vel'. Alors merci à tout ce groupe qui a fait honneur au maillot olympien tout au long de son parcours européen et à samedi au Vélodrome pour féliciter les héros.

Emmanuel Jean


Valence 2-0 OM
Finale de la Coupe UEFA 19/05/04
Stade Ullevi, Goteborg
Spectateurs: 40.000 environ
Arbitre: M. Collina
Buts : Valence: Vicente (44), Mista (58)
Avertissements : Marlet (10), Drogba à l'OM, Vicente (27), Carboni (34) à Valence
Expulsion: Marseille: Barthez (45)
Valence: Canizares - Curro Torres, Ayala, Marchena (Pellegrino 86), Carboni - Rufete (Aimar 64), Albelda (cap), Baraja, Vicente - Angulo (Sissoko 82), Mista
Marseille: Barthez - Ferreira, Beye, Hemdani (cap), Meïté, Dos Santos - Flamini (Batlles 71), Ndiaye (Celestini 86), Meriem (Gavanon 45+1) - Marlet, Drogba

Le Parcours jusqu'à la finale
- 16e A : OM 1-0 Dnipro
- 16e R : Dnipro 0-0 OM
- 8e A : Liverpool 1-1 OM
- 8e R : OM 2-1 Liverpool
- 1/4 A : OM 1-0 Inter
- 1/4 R : Inter 0-1 OM
- 1/2 A : Newcastle 0-0 OM
- 1/2 R : OM 2-0 Newcastle
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# Posté le lundi 15 mai 2006 15:33

Modifié le vendredi 23 juin 2006 11:26

L' histoire du club : Palmarès : Coupe de France !

L' histoire du club : Palmarès : Coupe de France !
Coupe de France

10 titres record à battre

10 titres, 16 finales, l'OM possède ce que l'on appelle "l'esprit Coupe de France".
Dans une compétition si particulière, où tout les clubs même les plus petits ont leurs chances, l'Olympique de Marseille a su au cours de ce siècle tirer son épingle du jeu. Flash back...



1924 : OM 3-2 FC Cette

Le 13 avril 1924, la coupe de France quitte la capitale pour la première fois. Après avoir éliminé le Stade Français en 1 /4 de finale et le FC Rouen en 1/2 finale, Marseille vient à bout de Cette, le plus prestigieux des clubs méridionaux. Le tandem des deux grands attaquants parisiens Crut-Boyer recruté en début de saison, en est le grand artisan. Un but pour le premier, deux pour le second ont scellé le succès phocéen. La technique supérieure des Sétois n'a pas résisté à la volonté des Marseillais, fidèles à leur devise " Droit au But ". Une explication que l'on va souvent retrouver au fil des succès olympiens. A la fin du temps réglementaire, les deux équipes sont dos à dos. Le but victorieux est signé Edouard Crut sur un coup franc de plus de 35 mètres à la 100e minute.
Le lendemain, les supporters ne sont qu'une poignée à la Gare St-Charles pour le retour des joueurs. On est encore loin des grandes parades triomphales, mais le culte se met déjà en place : Chez Charley, place Castellane, la Coupe exposée voit défiler jour après jour tout ce que Marseille compte d'amoureux du sport. Le " Petit Marseillais " va même jusqu'à prendre l'initiative d'une souscription pour ériger une plaque commémorant la victoire olympienne.

OM 3-2 FC Cette (13/04/1924)
Le 13 avril 1924 à Colombes
(Stade Yves du Manoir)
OM: Robert de Ruymbecke- Jacquier, Seitz, Raoul Blanc, Cabassu, Torta, Michel, Boyer (cap), Subrini, Crut, Douglas de Ruymbecke
FC Cette: Henric- Gravier, Hewitt, Parachini, Marcel Domergue, Jourda, Cornelius, Cazal, Caballero, Dangles, Gibson.

Buts
2-1 Boyer (42), tir croisé de 15 m, sur ouverture de Crut.
2-2 Torta (67 csc), mauvais dégagement d'un centre de Gibson, Caballero chargeant R. de Ruymbecke.
3-2 Crut, tir dans la lucarne, sur coup franc direct à 25m.

Repères
Ils ont aussi participé
Bastiani (gardien) 1/16 F, 1/8 F, I/4 F.
L. Bernard 1/4 F et 1/2 F
Gaston de Ruymbecke 1/2 F

Le Parcours jusqu'à la finale
- 32è OM 9-0 Les Scouts Gapençais
- 16è OM 4-1 FC Mulhouse 1893
- 8è OM 4-1 FC Dieppois
- 1/4 OM 2-2 Stade Français
- OM 3-2 Stade Français
- 1/2 OM 3-1 FC Rouennais



1926 : OM 4-1 AS Valentigney

L'OM inspire désormais le respect même si la coupe ne lui a pas réussi au cours de l'exercice écoulé. Monsieur Dellaporta digne successeur du Président Lecesne a fait venir les internationaux Clere, Dewaquez et Gallay...
Le résultat est à la hauteur des ambitions affichées. Quatre buts contre Tourcoing, cinq au détriment du Stade Français en demi-finale, et enfin quatre face à Valentigney à Colombes ! Pendant cette finale, devant un public et un arbitre tout acquis au plus faible, l'OM s'est contenté de jouer au petit trot et de marquer quelques buts par sécurité.
Le match n'a pas été beau, mais le résultat est sans appel : 4-1. L'exploit le plus remarquable est réalisé par Paul Seitz. L'Olympien avait déjà remporté le trophée en 1924. Il évoluait alors au sein de la défense phocéenne. En 1926, il récidive, mais cette fois-ci au poste de gardien de but !
Une performance originale et unique dans les annales

OM 4-1 AS Valentigney (9/5/1926)
Le 9 mai 1926 à Colombes (Stade Yves du Manoir)
30 000 spectateurs / Arbitre M. Balvay
OM : Seitz, Durbec, Jacquier, Subrini, Clère, Raoul Blanc, Dewaquez, Douglas de Ruymbecke, Boyer, Crut, Gallay
AS Valentigney : Entz, Lovy, Simonin, Rigoulot, Goll, Richard, Grédy, Van Praet, Chavey, Haenni, Schaff.

Buts
1-0 Dewaquez (16), reprise au second poteau d'un centre de Gallay.
2-0 De Ruymbecke D. (26), reprise de la poitrine d'un centre de Gallay.
3-0 Boyer (33), reprise de la tête d'un centre de Gallay.
3-1 Chavey (40), tir de 15m, sur passe de Van Praet.
4-1 Dewaquez (80), reprise de près d'un premier tir renvoyé par Entz, après un centre de Gallay.

Repères
Ils ont aussi participé
De Ruymbecke (32e, 8e, 1/4) Cabassu (32e, 16e)

Le Parcours jusqu'à la finale
- 32è OM 8-2 CS Lyonnais
- 16è OM 8-2 SC Sélestat 1906
- 8è OM 4-0 US Quevillaise
- 1/4 OM 4-2 US Tourquennoise
- 1/2 OM 5-0 Stade Français




1927 : OM 2-0 US Quevilly

Pour la première fois, la finale de la coupe se joue à Colombes et est honorée de la présence du président de la République. Un méridional puisqu'il s'agit de Gaston Doumergue natif d'Aigues Vives. C'est lui qui remet la coupe au capitaine marseillais Ernest Clère.
Quelques modifications par rapport à la saison 1925/26 : Charles Allé (venant d'Oran, futur international) Schnoek (un solide légionaire) Jean Cabassu (qui retrouve sa place ayant terminé ses études à Paris) et le jeune Albert Durand succèdent à Seitz (blessé et privé d'une troisième participation... comme joueur du champ cette fois) Subrini, Blanc et D. Deruymbecke.
Parfaitement rodée, l'équipe marseillaise domine largement cette coupe de France après avoir balayé un des grands de l'époque, le C.A. Paris, champion de France, en demi-finale 1 à 1 puis 6-0 !!
Curieusement, c'est donc en finale que Marseille va rencontrer son plus faible adversaire de cette édition... La finale l'oppose en effet à Quevilly, une équipe modeste sans véritable star. Les deux formations s'étaient rencontrées au stade des 8e de finale lors de l'édition de 1926 et une fois encore, l'OM l'emporte facilement sur trois buts de Durand (reprise à ras de terre d'un centre de Dewaquez mal captée par le gardien Puddefoot), Gallay (reprise d'un centre-tir de Dewaquez) et enfin Dewaquez après une échappée solitaire. Une victoire sans péril mais avec gloire pour l'0.M. Les Olympiens demeurent les provinciaux à avoir gagné la Coupe.
Cette année 1927, la 3ème victoire en coupe n'est pas le seul titre de gloire décerné à l'OM. Les Olympiens remportent le championnat du Sud-Est.
Cette compétition organisée depuis 1920, n'avait jamais échappé au F.C. Cette.


OM 2-0 US Quevilly (06/05/1927)
Le 6 mai 1927 à Colombes (Stade Yves du Manoir)
OM : Allé, Schnoeck, Jacquier, Clère, Cabassu, Durbec, Dewaquez, Raymond Durand, Boyer, Crut, Gallay.
US Quevilly : Puddefoot, Demeilliez,Farret, Hecquet, Bonnardel, Groult, Verdin, Willig, Fagris, Guillard, Deans.
23 800 spectateurs / Arbitre M. Quittemel

Buts
1-0 Durand (34), reprise à ras de terre d'un centre de Dewaquez, après une erreur de Bonnardel.
2-0 Gallay (36), reprise d'un centre-tir de Dewaquez, mal paré par Puddefoot.
3-0 Dewaquez (89), centre-tir croisé, après une échappée.

Repères
Ils ont aussi participé
Mader (1/4 F) et Gaston de Ruymbecke (1/2 F).

Le Parcours jusqu'à la finale
Les 1/4 de finalistes de 1926 sont exempts jusqu'au 16è
- 16è OM 2-0 FEC Levallois
- 8è OM 2-0 FC Cette
- 1/4 OM 1-0 Olympique Lillois
- 1/2 OM 1-1 CA Paris
- OM 6-0 CA Paris



1935 : OM 3-0 Stade Rennais UC

Ulcérés par le cinglant camouflet de l'année précédente face à Sete, l'équipe présente une structure de joueurs révélés au club, animés par deux internationaux hongrois (Eisenhofler qui avait joué contre la France au Havre en 1924) et Kohut (trois des treize buts encaissés par le gardien tricolore à Budapest le 12 juin 1927)...
Pour arriver en finale, les Olympiens auront quand même connus quelques sueurs froides devant Nïmes (1-0, but de Roviglione à la 87e) ou le Red Star (3-2, but vainqueur d'Eisenhoffer à la 90e) et accompli un exploit en quart de finale contre Sochaux (3-0), champion cette année-là.
Le 5 mai monsieur Lecesne et le célèbre acteur Harry Baur (membre fondateur de l'OM) assistent à la finale au côté du président Gabriel Dard autre olympien de la première heure. L'OM entre dans le vif du sujet après une demi-heure de jeu, les rennais encaissent trois buts en dix minutes. La cause est entendue.



Après le repos les blancs se contentent de contrôler le jeu. Albert Lebrun remet la coupe au capitaine Marseillais Max Charbit. Ce quatrième succès permet à l'OM de rejoindre une nouvelle fois le Red Star au nombre de victoires.

OM 3-0 Stade Rennais UC (05/05/1935)
Le 5 mai 1935 à Colombes (Stade Yves du Manoir)
40 008 spectateurs / Arbitre M. Leclercq
OM : Di Lorto, Max Conchy, Henri Conchy, Charbit, Bruhin, Raymond Durand, Zermani, Alcazar, Roviglione, Eisenhoffer, Kohut
Stade Rennais UC : Collet, Rose, Pleyer, Jean Laurent, Volante, Gardet, Rouxel, Boccon, Bermasconi, Chauvel, Cahours

Buts
1-0 Roviglione (34), tir, sur une ouverture en profondeur d'Eisenhoffer déviée de la tête par Alcazar.
2-0 Kohut (38), tir croisé, après un débordement et une passe de Zermani.
3:0 Laurent J. (43 csc), tir d'Alcazar dévié par le dos de J. Laurent.

Repères
Ils ont aussi participé
Chloupek (1/32 F), Rabih (1/32 F-1/16 F-1/8 F-1/2 F), Cavalli (1/16 F-1/4 F-1/2 F)

Le Parcours jusqu'à la finale
- 32è OM 3-1 RC Agathois
- 16è OM 1-0 SC Nîmes
- 8è OM 2-1 Antibes/Juan les Pins FC
-1/4 OM 3-0 FC Sochaux-Montbéliard
-1/2 OM 3-2 Red Star Olympique




1938 : OM 2-1 FC Metz (a.p.)

En Coupe de France il arrive souvent que le tenant se retrouve hors course rapidement. C'est ainsi que Sochaux disparaît prématurément, éliminé par l'ardente équipe du S.O. Montpellier. Distancé en championnat l'OM (sans renoncer à courir sa petite chance) mise sur l'épreuve reine du football français... Bordeaux, Mulhouse, l'U.S. Boulogne ne font pas le poids pas plus que le Racing écrasé au Parc des Princes (3 buts d'Aznar, 2 de Kohut, 1 de Zermani). Un dernier obstacle sur la route du Parc des Princes : le Havre !
La première tentative avorte à Lyon (match nul 0-0). Quelques jours après l'OM retrouve les normands. Kohut fait la décision à la 81e minute. Les camarades de l'ex olympien Waggi avaient vendu chèrement leur peau. En finale, l'OM se retrouve face au FC Metz, une équipe de la deuxième moitié du tableau présidée par monsieur Herlory figure de proue du football national. Monsieur Munsch l'arbitre alsacien va être une des vedettes de la rencontre. A la 37e minute, il siffle sans hésitation un penalty contre l'OM. Aussitôt les "blancs" l'entourent avec à leur tête leur capitaine Ferdi Bruhin très persuasif... Monsieur Munsch consulte son juge de touche monsieur Conrié et... revenant sur sa décision donne une chandelle d'arbitre!



Dès le début de la deuxième mi-temps, l'OM prend l'avantage sur un tir terrible de Kohut. A la 84e minute encouragés par le public parisien les Lorrains égalisent par l'intermédiaire de Rohrabacher...Tous les joueurs épuisés doivent jouer les prolongations.
A la 118e minute, Zermani centre sur Aznar qui de la tête expédie la balle hors de portée du gardien Kappé. Les joueurs de l'OM sautent de joie mais Fosset le demi centre lorrain, aux prix d'un effort désespéré repousse ce ballon. A-t-il franchi la ligne fatidique ?
L'arbitre hésite et se dirige vers son second assesseur... monsieur Capdeville lui dit oui de la tête... le but est accordé !



Immédiatement les coussins rouges du parc jonchent la pelouse en signe de protestation. Après quelques palabres Metz se lance à l'assaut de Vasconcellos... le rush du désespoir !
L'OM gagne sa cinquième Coupe de France devenant par la même occasion recordman de la spécialité. Soixante ans après, ce record, porté à 10, tient toujours. Le président Lebrun chaviré par le tumulte consécutif au but d'Aznar prend précipitamment congé de monsieur Jules Rimet président de la Fédération et le gratifie d'un inattendu "Au revoir monsieur le Maire !

OM 2-1 FC Metz (a.p.) (08/05/1938)
Le 8 mai 1938 à Paris (Parc des Princes)
33 044 spectateurs / Arbitre M. Munsch
OM : Vasconcellos, Ben Bouali, Henry Conchy, Bastien, Bruhin, Joseph Gonzales, Zermani, Olej,Zatelli, Aznar, Kohut.
FC Metz : Kappé, Nock, Zehren, Hibst, Fosset, Marchal, Lauer, Ignace, Marcel Muller, Hes, Rohrbacher.

Buts
1-0 Kohut (49), tir croisé de 20 m à gauche, sur une transversale de Gonzales rabattue par Zatelli.
1-1 Rohrbacher (84), tir de 16 m à gauche, après une passe aérienne de Hibst.
2-1 Aznar (118), reprise de la tête, de près, au premier poteau, d'un centre de la gauche de Kohut mal dégagé par Kappé.

Repères
Ils ont aussi participé
Pardigon (1/64 F-1/16 F-1/8 F-1/4 F-1/2 F), Granier (1/64 F), Weiskoff (1 /64 F-1/16 F-1/2 F), Donnenfeld (1/64 F-1/8 F-1 /4 F-1/2 F), Gallice (1/32 F)

Le Parcours jusqu'à la finale
- 32è OM 4-2 Girondins Bordeaux FC
- 16è OM 2-1 FC Mulhouse 1893
- 8è OM 2-0 US Boulogne
- 1/4 OM 6-2 RC Paris
- 1/2 OM 0-0 Havre AC
- OM 1-0 Havre AC




1943 : OM - Girondins ASP 4-0

Ce n'est pas sur le tapis vert mais sur le ground devant 35 OOO spectateurs que l'Olympique de Marseille a gagné la Coupe de France. Depuis quatre ans notre pays vit sous la botte de l'ennemi, on joue cependant au football, chaque zone organisant des compétitions régionales. La coupe conserve un certain caractère national.
En 1943 sont qualifiés Lens (zone interdite) Bordeaux (zone nord) et l'OM (zone sud). Bordeaux vainqueur de Lens en finale inter-zone sera l'adversaire de l'OM pour le dernier acte au Parc des Princes.
Les joueurs étrangers ont regagné leur pays. Pour la première fois l'OM aligne sept authentiques marseillais : Dard, Robin, Delachet, Patrone, Scotti, Vénéziano, Pironti. Des équipiers comme Aznar venu tout jeune à Marseille, Olej qui y joue depuis 1935, Gonzales qui portât les couleurs marseillaises il y a dix ans, Bastien olympien de vieille souche ne peuvent passer pour des importés de dernière heure. Aucun des vainqueurs de cette coupe 1943 n'a d'ailleurs quitté la Provence !
Le 5 mai au Parc des Princes les équipes ne peuvent se départager. Pironti et Robin ayant marqué, l'OM mène au repos par deux buts à zéro. A la reprise les girondins reviennent à la marque grâce à Roland et Persillon... Victimes d'une intoxication alimentaire, pêchant par manque d'expérience, les olympiens n'avaient pas tenu la distance mais Jacques Delachet en état de grâce avait sauvé l'essentiel... Une partie mémorable !
Les dirigeants olympiens avaient déposé une réclamation concernant la qualification de Nemeur. Dans un premier temps la commission des statuts et réglements donne match perdu aux girondins attribuant la coupe à l'OM. Sur appel de nos adversaires, le comité fédéral confirme cette décision, c'est alors que le Colonnel Pascot (commissaire des sports sous Vichy !) intervient arbitrairement décrétant que le match doit être rejoué sans Nemeur bien entendu.
La recette de cette seconde édition sera versée au profit des sinistrés et des prisonniers. L'OM, copieusement hué à son entrée sur le terrain, met rapidement les siffleurs. de son côté après deux tirs de Robin sur la barre. A la 31ème minute Aznar reprend un centre de Pironti et ouvre le score... Son tir troue les filets ("... l'usure des filets de guerre", dira en toute modestie le regretté Manu Aznar)... Pironti souffre pourtant d'une fracture de la clavicule. Les olympiens ont le match en main. Après le repos ils continuent à dominer. Aznar trouve la transversale.., ce n'est que partie remise. Magnifiquement alerté par Robin, Georges Dard place un tir superbe laissant le gardien bordelais pantois. Dès lors les Marseillais se livrent à une démonstration qui comble d'aise le public parisien ébahi par tant de virtuosité ! Aznar ajoute un troisième but d'une volée foudroyante puis Dard déboulant irrésistiblement donne à Pironti (bras collé au corps) une balle convertie en quatrième but à la 78e minute. Bien en jambes, les Marseillais se procurent de nouvelles occasions mais le score n'évolue pas. Roger Scotti, benjamin de l'équipe(17 ans lors de cette finale !!!) hérite du ballon du match pour l'offrir au doyen Jo Gonzalès.
Plus tard ce précieux trophée, dédicacé par tous les joueurs, sera mis en vente pour une oeuvre de bienfaisance.

1er match : OM - Girondins ASP 2-2
Le 9 mai 1943 à Colombes (Stade Yves du Manoir)
Arbitre M. Sdez
OM: Jacques Delachet, Patrone, Joseph Gonzales, Veneziano, Bastien, Olej, Dard, Scotti, Aznar, Robin, Pironti.
Girondins ASP: Gérard, Homar, Normand, Ben Ali, Mateo, Ben Arab, Rolland, Nemeur, Urtizberea, Persillon, Arnaudeau.

Buts
1-0 Pironti (4), tir croisé, du coin droit des 6m, après une transversale de Scotti.
2-0 Robin (55), tir de 20 m.
2-1 Patrone (56 csc), déviation, aux 6m dans l'axe, d'un tir de Rolland.
2-2 Persillon (82), reprise sur la ligne de but, au milieu de trois défenseurs, d'un tir mou d'Urtizberea.

2e match : OM - Girondins ASP 4-0
Le 22 mai 1943 à Colombes (Stade Yves du Manoir) OM : Jacques Delachet, Patrone, Joseph Gonzales, Veneziano, Bastien, Olej, Dard, Scotti, Aznar, Robin, Pironti.
Girondins ASP : Gérard, Homar, Normand, Ben Ali, Mateo, Ben Arab, Rolland, Persillon, Urtizberea, Pruvot, Arnaudeau.
32 212 spectateurs / Arbitre M. Sdez

Buts
1-0 Aznar (32), tir croisé, après une transversale de Pironti.
2:0 Dard (56), tir croisé du coin droit des 6m, après une passe de Scotti et débordement.
3-0 Aznar (63), reprise de volée croisée, sur passe de Scotti.
4-0 Pironti (78), reprise au second poteau, après un amorti de la poitrine, d'un centre de la droite de Dard.

Repères
Ils ont aussi participé
Donnenfeld (1/4) et De Mareville (1/8)

Le Parcours jusqu'à la finale
A cause de la guerre, la Coupe ne commence qu'en 1/8 et se joue par zones, la finale opposant l'OM (vainqueur de la zone Sud) aux Girondins, vainqueurs de la zone Nord, puis de la finale Interzone (contre Lens vainqueur de la zone interdite)
- Zone Sud 1/8 OM 3-0 OGC Nice
- Zone Sud 1/4 OM 4-2 AS Avignonnaise
- Zone Sud 1/2 OM 3-0 Nîmes Olympique
- Finale de Zones: Zone Sud OM 3-0 USA Perpignanais




1969 : OM 2-0 Girondins de Bordeaux

Pour la finale, une nuée de marseillais débarque dans la capitale et défile sur les Champs-Elysées... Des touristes anglais pensent qu'il s'agit d'une manifestation... on les rassure. Des drapeaux bleu et blanc flottent partout même sur les véhicules du service d'ordre.
Bordeaux deuxième du championnat bénéficie de la faveur des pronostics. Le capitaine girondin Calleja fait des réserves sur la participation de trois étrangers à l'OM ! Peine perdue: Joseph, Fiawo et Magnusson remplissent les conditions requises pour figurer sur la feuille de match. Colombes a pris des allures de banlieue marseillaise... "on est chez nous" les supporters de l'OM auraient pu scander ce slogan, il n'y ont pas pensé.
Dans ce contexte populaire favorable, Escale enregistre une première alerte : il détourne superbement un tir à bout portant de Burdino. La partie s'équilibre, les équipes regagnent le vestiaire sur un score nul et vierge.
A la reprise l'OM fait le forcing. Les girondins mènent quelques contres. Sur l'un deux Hodoul aux prises avec quatre adversaires dégage in extrémis. A la 65e minute Couécou fait son entrée à la place de Burdino. L'OM bénéficie de nombreux corners. sur l'un deux servi comme d'habitude par J.P. Destmmelle, Novi tire violemment des trente mètres, Joseph dévie la trajectoire de la balle qui trompe Montes.



Le stade en délire laisse exploser sa joie... Il reste une dizaine de minutes à jouer... Les girondins tentant le tout pour le tout dégarnissent leurs lignes arrière.
A trois minutes de la fin, Destmmelle récupère la balle à proximité des buts d'Escale et la glisse à Bonnel à hauteur de la ligne médiane. Jo s'avance, attire Montes et tire sur le poteau. Joseph récupère la balle et la glisse tranquilement dans les filets. c'est gagné... Des centaines de supporters envahissent le terrain... Le match est interrompu. La partie reprend puis au bout de deux minutes monsieur Mâchin libère définitivement l'enthousiasme des supporters de l'OM.
Monsieur Poher président de la République par intérim remet la coupe à Jean Djorkaeff... Victoire historique après vingt et un ans de disette ! Victoire fêtée dans une ambiance fantastique... Le lendemain tout Marseille est dans la rue pour fêter le grand retour ! Le cortège mettra quatre heures pour aller du stade à la mairie...
Point fort de cette journée : le plongeon de Marcel Leclerc dans le Vieux-Port !

OM 2-0 Girondins de Bordeaux (18/05/1969)
Le 18 mai 1969 à Colombes (Stade Yves du Manoir)
OM: Escale, Jean-Pierre Lopez, Hodoul, Jules Zwunka, Jean Djorkaeff, Novi, Destrumelle, Magnusson, Joseph, Bonnel, Guéniche.
Girondins de Bordeaux: Montes, Gérard Papin, Chorda, Baudet, Péri, Calleja, Petyt, Jacques Simon, Ruiter, Burdino, (Couécou 65e), Wojciak
39460 spectateurs / Arbitre M. Mâchin

Buts
1-0 Gérard Papin (82e csc) déviation sous la barre d'un tir puissant de 20m de Bonnel, après un dégagement du poing de Montes.
2-0 Joseph (89e) reprise au second poteau d'un tir de 12m de Bonnel ayant ricoché sur le poteau droit.

Repères
Ils ont aussi participé
Tokoto (1/32F), Fiawo ( 1/16 F-1/8 F-1/4 F-1/2 F), Maccagno ( 1/4 F).

Le Parcours jusqu'à la finale
- 32è: OM - Olympique Avignonnais 1-0
- 16è: OM - Stade Rennais UC 3-2
- 8è: AS Angoulême - OM 3-3 et 0-2
- 1/4: Stade Saint Germanois - OM 0-2 et 1-5
- 1/2: SCO Angers - OM 0-0 et 1-2




1972 : OM 2-1 SC Bastia

Mais où est donc passé le ballon ? Voilà la question que s'est posée Jean-Claude Tosi pendant 90 minutes. Le défenseur corse s'était vu confier la tâche de museler Roger Magnusson. Sans doute était-elle trop lourde. Il lui en a fait voir de toutes les couleurs. Comme le souligneront les auteurs de «La grande histoire de l'OM», l'arrière insulaire eut au moins le mérite d'endurer ce calvaire sans donner le moindre coup à son insaisissable opposant.
Magnusson a été le grand bonhomme de la finale. Et pas seulement grâce à ses dribbles dévastateurs. La précision avec laquelle il offrît les deux buts à ses partenaires est un modèle du genre. Le nouveau Parc des Princes ne pouvait mériter plus beau festival pour son baptême.
A la 15e minute, le Suédois déposait le cuir sur la tête de Couécou. A la 73e, il récidivait, cette fois pour le crâne de Skoblar. 2-0. Les deux coups d'éclat d'une partie sans grand relief. Bastia, unique club corse à atteindre ce stade de l'épreuve, était impuissant. Ses rares réactions sauvaient le public de l'ennui, sans inquiéter toutefois la défense marseillaise.
«Econome, prudent et réaliste. L'OM a gagné sa finale comme il a conduit sa saison», analysera Le Provençal. Effectivement, l'équipe phocéenne contrôla intelligemment les débats. La réduction du score par Franceschetti (85e) permit plus aux insulaires de sauver l'honneur que de raviver leurs espoirs.
Le retour à Marseille dépassa tout ce qu'on avait pu observer précédemment. Le défilé pour célébrer ce premier doublé coupe-championnat dura plus de quatre heures. Juchés sur des camions, les joueurs sillonnèrent une ville transformée en marée humaine. L'apogée pour l'OM du président Leclerc.
Quarante jours plus tard, coup de théâtre. Accusé de malversations financières, Marcel Leclerc était sommé de démissionner. Ce qu'il faisait sous la contrainte au cours de la «nuit des longs couteaux», celle des règlements de compte entre le président et ses plus farouches opposants. Son caractère entier et sa réussite avait suscité bien des inimitiés.


OM 2-1 SC Bastia (04/06/1972)
Le 4 juin 1972 au Parc des Princes
OM : Carnus- Lopez, Bosquier, J. Zwunka, Kula, Novi, Gress, Magnusson, Bonnel (Hodoul, 77e), Skoblar, Couécou. Ent : Zatelli
Bastia : Pantelic- Mosa, Tosi, Luccini, Savkovic, Calmettes, Kanyan, Dogliani, Félix, Franceschetti, Giordani (Papi, 77e)
44 069 spectateurs / Arbitre Frauciel

Buts
1-0 : Centre de Magnusson pour la tête de Couécou (15e)
2-0 : Centre de Magnusson pour la tête de Skoblar (73e)
2-1 : Réduction du score par Franceschetti

Repères
Ils ont aussi participé
Courbis (1/2 finale à Reims), Dicaro (1/2 finale retour)

Le Parcours jusqu'à la finale
- 32è: OM - Olympique Alès (D3) 3-0
- 16è: OM - Stade Brestois (D2) 2-1
- 8è: OM - EDS Montluçonnais 4-1 et 0-2
- 1/4: OGC Nice - OM 1-1 et 0-1
- 1/2: Stade Reims - OM 0-0 et 2-2 (t.a.b. 1-3)




1976 : OM 2-0 Lyon

Paulo César et Jaïrzinho rentrés au pays, le président Méric engage Yazaldé soulier d'or européen en 1974 (46 buts, nouveau record) puis soulier d'argent en 75 (30 buts). Baulier (Fc Metz) remplace Vannucci. Fernandez (Béziers), Martinez (Martigues), Boubacar (Toulon), et Zlataric (Yougoslave) complètent l'effectif. Décevante en championnat l'équipe dirigée par Jules Zvunka ne semble pas en mesure de faire carrière en Coupe de France. Elle élimine cependant Avignon (lanterne rouge du championnat) Auxerre (2e division) Reims et Angers (2e division).
A Paris au stade des demi finales, restant sur quatre défaites consécutives en championnat l'OM ne bénéficie pas d'une côte favorable contre Nancy où évoluent Michel Platini, jeune international au talent prometteur et Ange Dicaro. Devant un public tout acquis à la cause lorraine les Marseillais vont déjouer tous les pronostics. Boubacar marque le premier but à la 10e minute, Platini égalise mais il quitte le terrain. Son ami de l'équipe de France amateur Jean Fernandez l'avait bien maîtrisé jusque là. A la 63e minute Yazaldé redonne l'avantage à l'OM puis Boubacar et Beretta corsent la note. 4 à 1, l'OM reviendra au Parc le 12 juin pour disputer sa douzième finale contre Lyon.
Une finale de baroudeurs constate France Football ! Il s'agit en fait d'un derby, les rencontres entre les deux clubs n'ayant jamais sombré dans l'indifférence. En dépit de leur modeste classement les deux équipes possèdent de très bon joueurs : des techniciens et des battants. Une fois de plus les marseillais se croient chez eux, le Parc est bleu et blanc, plus de 15 OOO marseillais ont pris possession du stade et créent l'ambiance.
Le début de la partie est à l'avantage des lyonnais, Lacombe et Chiesa jetant le trouble à travers la défense marseillaise mais sans mettre Migeon en danger. L'OM procède par contres: Boubacar, Noguès, Beretta, Buigues et Yazaldé se manifestent dangereusement aux approches du but défendu par De Rocco.
A la reprise les lyonnais baissent pied, les défenseurs de l'OM ont pris Ia mesure de Lacombe et de Chiesa. A la 67e minute Noguès tente sa chance sous un angle impossible... son tir très violent surprend De Rocco et l'OM mène au score !
Ce but donne des ailes aux hommes de Jules zvunka. A la réception d'une passe de Lemée; Yazaldé effectue un fantastique travail et offre à Boubacar le second but de la soirée. Martinez fait son entrée sur le terrain... Quelques jours plus tard il gagnera la coupe de Provence... Un beau doublé pour le sympathique Jean-Marc.
L'OM remporte d'indiscutable manière sa 9ème coupe de France. Le trophée sera présenté au public à l'occasion du dernier match de championnat disputé au stade Vélodrome OM - Bastia. Afin d'éviter les débordements de quelques fauteurs de trouble, on ne défilera pas à travers la ville.

OM 2-0 O. Lyon (12/06/1976)
Le 12 juin 1976 à Paris (Parc des Princes)
OM : Migeon, Lemée, Trésor, Victor Zwunka, Bracci, Buigues, Jean Fernandez, Boubacar, Yazalde, Noguès (Jean Martinez 88e), Bereta
O.Lyon : De Rocco, Garrigues, Mihajlovic, Jodar, Domenech, Cacchioni, Maneiro (Valette 74e), Chiesa, Lacombe, Bernad, Ferrigno
45 661 spectateurs / Arbitre M. Wurtz

Buts
1-0 Nogues (67), tir de la limite droite des 16 m, après une passe de Buigues.
2-0 Boubacar (84), tir des 7 m dans l'axe, après une passe de Yazalde.

Repères
Ils ont aussi participé
Gransart (1/32 F - 1/16 F - 1/8 F), Emon (1/32 F - 1/16 F - 1/8 F - 1/4 F), Florès (1/16 F), Meunier 1/8 F) et Charrier (1/2 F).

Le Parcours jusqu'à la finale
- 32è : OM - Olympique Avignonnais 2-1
- 16è : AJ Auxerroise (D2) - OM 0-0 et 0-2
- 8è : Stade Reims - OM 1-1 et 1-3
- 1/4 : SCO Angers (D2) - OM 1-0 et 0-2
- 1/2 : OM - AS Nancy Lorraine 4-1




1989 : OM 4-3 AS Monaco

Entre deux gros calibres du championnat, les 22 acteurs offriront en effet un superbe spectacle au Parc des Princes où l'OM enlèvera son second doublé. Pour l'OM, tout avait commencé le 4 mars à Biarritz où, sous une incroyable tempête, Papin et Allofs (trois fois) avaient crucifié Pau (4-0). A l'instar des Girondins de Bordeaux en 1986, les olympiens ne perdaient pas un seul de leurs matches éliminant successivement Quimper (4-1 puis 0-0), Toulon (1-1 puis 2-1 à Mayol avec un but de Papin à la 88e), Rennes (5-1 puis 2.2) et enfin Auxerre (2-0 et 1-0). Avec la finale, l'OM aura inscrit pas moins de 25 buts dont 11 pour JPP et 10 pour Allofs. Ces deux attaquants allaient d'ailleurs être les principaux bourreaux des Monégasques et d'un incroyable Marcel Dib qui avait abattu les "bornes" sur la pelouse du Parc.
Cette finale passionnante démarrait avec un premier but de Papin dès la 12e mn d'un tir croisé de 18 mètres à droite après un contre de Meyrieu sur Puel. JPP doublait la mise dix minutes plus tard reprenant de la tête au premier poteau un centre de la droite de Thys. Marcel Dib réduisait la marque à la 31e, mais l'OM, décidément irrésistible, creusait encore l'écart par Papin, bien servi par Vercruysse, et Allofs qui interceptait une passe en retrait de Poullain à Battiston.
La messe était dite mais l'entraîneur monégasque donnait encore le frisson à l'OM en faisant rentrer deux attaquants (Kurbos et Fofana) pour venir épauler Weah. Mais il était trop tard. Malgré deux buts de Dib et Amoros sur un penalty consécutif à une faute de Thys sur l'inévitable Dib, Monaco s'inclinait 4-3. L'OM enlevait son dixième trophée.
Quant à JPP, il l'avait dit. Et il l'a fait ! Au moment de recevoir la Coupe, il donnait l'accolade (et la bise) au Président Mitterrand.



OM 4-3 AS Monaco (10/06/1989)
Le 10 juin 1989 à Paris (Parc des Princes)
OM: Huard, Thys, Di Méco, Förster, Le Roux, Germain, Meyrieu (Eyraud 46e), Sauzée, Papin, Vercruysse (Gastien 69e), Allofs.
AS Monaco: Ettori, Amoros,Valéry, Sonor, Battiston, Poullain (Kurbos 68è), Puel (Fofana 46e), Dib, Weah, Hoddle, Petit
44 448 spectateurs / Arbitre M. Quiniou

Buts
1-0 Papin (12), tir croisé de 18m à droite, après un contre de Meyrieu sur Puel. 2-0 Papin (22), reprise de la tête de 7m au premier poteau d'un centre de la droite de Thys.
2-1 Dib (31), tir en lob de 15m à droite, après un centre de la droite de Hoddle dévié de la tête par Sauzée sur Battiston.
3-1 Papin (47), tir de 12m à droite, après une percée sur ouverture de Vercruysse depuis le rond central.
4-1 Allofs (65), tir de 15m dans l'axe, après interception d'une passe en retrait de Poullain à Battiston.
4-2 Dib (72), reprise en lob, de 16m au second poteau, d'un centre de la gauche de Weah dévié dans l'axe par Kurbos.
4-3 Amoros (88), penalty (faute de Thys sur Dib) C'est sans doute l'une des plus belles finales de l'histoire de la Coupe.

Repères
Ils ont aussi participé
Santini (16e) Cauet (32e - 16e), Mura (8e - 1/4 - 1/2) Diallo (32e - 16e).

Le Parcours jusqu'à la finale
- 32è : OM 4-0 FC Pau
- 16è : OM - Quimper Cornouailles FC 4-1 et 0-0
- 8è : OM - SC Toulon Var 1-1 et 2-1
- 1/4: OM - Stade Rennais FC 5-1 et 2-2
- 1/2 : OM - AJ Auxerre 2-0 et 1-0

# Posté le lundi 15 mai 2006 15:26

Modifié le vendredi 23 juin 2006 11:25

L'histoire du club : Palmarès : Championnat de France !

L'histoire du club : Palmarès : Championnat de France !
Championnat de France

10 fois champion

Longtemps le record réalisé par l'Association Sportive de Saint-Etienne est apparu inacessible. Dix titres de Champion de France, dont quatre consécutifs. Et pourtant, l'OM des années Tapie va faire mieux encore trustant la première place au classement cinq années d'affilée pour porter le "score" olympien à 10 sacres.


1929
1937
1948
1971
1972
1989
1990
1991
1992
1993



1929 :


Equipe Type : Allé, Durbec, Jacquier, Blanc, Cabassu, Aquaron, Devaquez, Alcazar, Boyer, Gallay, Bonello.



1937 :


Equipe type : Vasconcellos - Ben Bouali - Gonzalès (Conchy) - Bastien (Granier) - Bruhin (cap.) - Miquel (Durand) - Zermani - Zatelli - Sas (Olej) - Weiskopf (Kohut).

Buteurs : Zatelli 28 - Weiskopf 12 - Kohut, Ignace, Zermani 6 - Miquel 5 - Waggi 3 - Durand 2 - Aznar 1

Entraîneur : Joseph Eisenhoffer



1948 :


Equipe type : Libérati - Dahan - Rodriguez - Salem - Bastien (cap.) - Scotti - Nagy (Robin) - Martin (Aznar) - Dard - Bihel - Pironti.

Buteurs : Bihel 15 - Dard 12 - Pironti, Martin 10 - Robin, Aznar, Nagy 6 - Scotti 5 - Trskan 4 - Vratil 3 - Zatelli, Bastien, Salem 1.

Entraîneur : Joseph Zilizzi



1971 :



Equipe type : Escale - Lopez - Zvunka (cap.) - Hodoul - Kula - Novi - Bonnel - Gress (Couécou) - Magnusson - Skoblar - Loubet.

Buteurs : Skoblar 44 - Loubet 14 - Bonnel 12 - Couécou 8 - Gress 4 - Magnusson 2 - Novi, Di Caro, Kula, Lopez, Leclercq 1.

Entraîneur : Mario Zatelli puis Lucien Leduc



1972 :


Equipe type : Carnus - Lopez - Zvunka (cap.) - Bosquier - Kula - Novi - Gress - Bonnel - Magnuson - Skoblar - Couécou.

Buteurs : Skoblar 30 - Couécou 13 - Bonnel, Di Caro, Bosquier 5 - Magnusson 4 - Gress, Verdonk 3 - Kula, Bracci 1.

Entraîneur : Lucien Leduc puis Mario Zatelli



1989 :


Equipe type : Huard - Thys - Förster - Le Roux - Di Meco - Sauzée - Vercruysse - Germain (Gastien) - Eyraud (Cantona) - Papin (cap.) - Allofs (Diallo).

Buteurs : Papin 22 - Allofs, Vercruysse 7 - Cantona 5 - Sauzée 4 - Eyraud, Le Roux, Thys 2 - Diallo, Förster, Germain 1.

Entraîneur : Gérard Banide puis Gérard Gili



1990 :

Equipe type : Huard - Amoros - Sauzée - Mozer - Di Meco - Tigana - Vercruysse (Deschamps) - Germain - Waddle - Papin (cap.) - Francescoli.

Buteurs : Papin 30 - Francescoli 11 - Waddle, Vercruysse 9 - Sauzée 5 - Mozer 4 - Eyraud, Germain 2 - Amoros, Deschamps, Diallo 1.

Entraîneur : Gérard Gili



1991 :

Equipe type : Olmeta - Amoros - Mozer - Boli - Casoni - Di Meco - Fournier (Tigana) - Pelé (Vercruysse) - Germain (Pardo) - Waddle - Papin (cap.).

Buteurs : Papin 23 - Boli, Cantona 8 - Waddle, Germain 6 - Vercruysse, Pelé 5 - Fournier 2 - Pardo, Amoros 1.

Entraîneur : Gérard Gili puis Franz Beckenbauer (20 sept.) puis Raymond Goethals (1er janv.)



1992 :

Equipe type : Olmeta - Angloma - Boli - Mozer - Casoni - Amoros - Deschamps - Steven (Durand) - Pelé - Waddle - Papin (cap.)

Buteurs : Papin 27 - Pelé 12 - Waddle 7 - Boli 5 - Deschamps 4 - Steven 3 - Xuereb 3 - Sauzée, Durand 2 - Angloma 1

Entraîneur : Tomislav Ivic puis Raymond Goethals


1993

Equipe type : Barthez - Angloma - Boli - Desailly - Di Meco - Deschamps (cap.) - Sauzée - Durand - Pelé - Völler -
Boksic

Buteurs : Boksic 23 - Völler 18 - Sauzée 12 - Pelé 6 - Boli 4 - Ferreri 2 - Angloma, Dobrovolski, Desailly, Deschamps, Martin Vasquez 1

Entraîneur : Jean Fernandez puis Raymond Goethals

# Posté le lundi 15 mai 2006 15:13

Modifié le vendredi 23 juin 2006 11:25